Passage du Bienheureux abbé Pascal Vergez (1910-1944), martyr de l'Apostolat Catholique à Zöschen
Passage de saint Louis Beaulieu (1840-1866), martyr en Corée
Portrait de saint Louis Beaulieu, né le 8 octobre 1840 à Langon en Gironde, mort décapité le 8 mars 1866 en Corée. Hall de la « maison saint Louis Beaulieu » de Bordeaux. Cl. F. Lalanne.
Août 1861. Visite des sanctuaires de Piétat, d’Héas et de Poueylaün par saint Louis Beaulieu (Source. L'abbé P.-G. Deydou, Biographie du bienheureux Bernard-Louis Beaulieu, prêtre de la Société des missions étrangères, mort pour la foi en Corée le 8 mars 1866 : vie et correspondances, 1894, 2ème édition, revue et augmentée, p. 149).
Le père Deydou raconte les nombreux séjours que Louis Beaulieu fit dans les Pyrénées d’où il était originaire par sa mère, Désirée Payotte, dont la famille tenait l’hôtel l’Univers à Luz. Il évoque Poueylaün à propos du voyage que Louis Beaulieu y fit en août 1861 avec deux professeurs du Petit Séminaire de Bordeaux (l’abbé Deydou et l’abbé Bareille) en ces termes :
« … Il nous nommait les pics, les gorges, les cours d'eau, les bourgades, les ruines antiques, les sanctuaires qu'il avait visités, jadis [peut-être lors de son séjour en août 1857], avec Théophile [Jean-Théophile Dondeau, né en 1829, futur curé de Saint-Martin-de-Sescas en Bazadais, neveu de Désiré Dufour, le beau-père de Louis Beaulieu] : Notre-Dame du Héas, et Notre-Dame de Piétat, et Notre-Dame de Poeylaün… ».
sur Saint-Savin :
"Au mois d'août de l'année 1861, Beaulieu, alors en vacances, remplaça pendant quinze jours, au petit Séminaire [de Bordeaux], un professeur malade. Après la distribution des prix, il partit pour les Pyrénées avec deux professeurs de ses amis. Il revit avec eux ces sites ou gracieux ou grandioses qu'il avait déjà plusieurs fois admirés: Bagnères de Bigorre, pittoresquement assise au pied des montagnes; Cauterets, et son lac de Gaube aux flots d'azur; Saint-Savin, avec son église abbatiale, d'où la vue s'étend sur la fraîche vallée d'Argelès. Là, au sein des vastes solitudes, au bruit de ces gaves qui ne se taisent ni jour ni nuit [Bossuet, Oraison funèbre de Condé], la pensée de Beaulieu s'envolait aux déserts de l'Extrême-Orient. Ces ponts formés d'un tronc d'arbre jeté sur le torrent, lui représentaient les ponts coulants en corde de bambou auxquels se suspend le missionnaire pour traverser les fleuves de la Chine; ces pics couronnés de neige et voilés souvent de nuages, étaient pour lui les pics escarpés du Thibet ou de l'Himalaya, et plus d'une fois, pendant que ses compagnons échangeaient entre eux leurs impressions rapides, lui se surprenait improvisant une prédication apostolique, ou entonnant, de sa voix la plus éclatante, un superbe Kyrie eleison."
in Vie de Bd.- Ls. Beaulieu, prêtre de la Société des Missions étrangères, mort pour la foi en Corée, le 8 mars 1866 par l'abbé P.-G. Deydou,.... 1868 (p. 44)